458 pages – 51 cartes et photos – PV Librairie : 38 Euros. HISTOIRE - “J’ai toujours cherché, sur les photos du 17 octobre 1961, le visage de mon père”, raconte Nadia Henni-Moulaï. Chirac affirme[66] : « Notre premier devoir, c'est la vérité. Comme les directives officielles interdisent ces rapatriements, des filières clandestines sont mises en place dans le Sud de la France, en bordure du Massif Central, dans l’agglomération lyonnaise et vers Roubaix[39]. Pour Mohand Hamoumou, harki désigne les Algériens qui ont dû quitter leur pays en raison de leur comportement anti-indépendantiste durant la guerre d’Algérie[6]. Cependant, ils sont différenciés des Français dits « de souche européenne » et sont considérés comme des réfugiés, dont l'arrivée doit être planifiée et organisée par le gouvernement français[4]. Guerre d’Algérie. Ils doivent désormais prendre toute leur place dans notre mémoire. Un harki témoigne : « J'étais sous les ordres du Bachaga, je lui devais soumission et respect, et, donc, si lui, il a choisi le camp de la France, nous, par respect et par choix et par légitime défense, on a été obligé à suivre le Bachaga et à devenir harkis »[22]. Pour faire pression sur eux, les officiers français les prennent en photo avec eux, ou pendant un interrogatoire, puis les menacent d'envoyer les photos à l'ALN s'ils décident de déserter[20]. Images. Comment qualifier l’engagement des Algériens comme « harkis » aux côtés de la France — étaient‑ils profondément politisés et pro‑français ou, au contraire, massivement prépolit En 1965, une procédure spéciale de rapatriement est mise au point entre les gouvernements français et algérien pour les harkis emprisonnés par le FLN. Le président de la République a prévu, samedi, de faire un pas de plus que son prédécesseur, François Hollande, dans la reconnaissance du massacre des manifestants algériens survenu le 17 octobre 1961 à Paris, lors d'une cérémonie organisée au Pont de Bezons, en banlieue parisienne. Il instaure des commandos de chasse, qui incluent des harkis en petit nombre et dont la mission principale est de traquer les katibas du FLN. J'espère que les harkis ont aussi demandé fermement des dédommagements à l'Algérie pour ses massacres ? Photos Ziad Médoukh Israël continue son jeu de massacre contre les Palestiniens. En août 2001, huit membres du Comité national de liaison des harkis déposent une plainte contre la France pour crime contre l’humanité[76]. Un courriel de... Sur le bateau, où ils laissent libre cours à leur joie de vivre qui les pousse presque vouloir regagner la côte à la nage, Gabrien et Mirbelle en viennent presque aux menaces pour faire une escale Heureusement, le charme mimiesque agit : Maël accepte d'accoster à Avranches où les deux amis vi... Nous n’avons pas plus d’information. On peut souscrire à ce point de vue pourvu que l’on précise quel était l’objectif des Algériens qui s’étaient engagés dans la lutte. Des exécutions individuelles ont lieu à toute heure, parfois sur place pendant l'arrestation, et les massacres prennent des familles entières pour cible plutôt que seulement des anciens supplétifs[29]. Trouvé à l'intérieur – Page 28La production de photos truquées et de témoignages douteux, selon les procédés des régimes totalitaires, parait confirmer ... sans oublier ceux qui ont permis l'abandon et le massacre des harkis; ni ceux qui ont approuvé la violence ... Leur participation à des opérations extérieures à leur périmètre de recrutement doit donc être exceptionnelle et de durée limitée. Photos Ziad Médoukh Israël continue son jeu de massacre contre les Palestiniens. De même, la loi organique no 12-04 du 12 janvier 2012 relative aux partis politiques précise que ne peuvent être membres fondateurs d'un parti « les personnes nées avant juillet 1942, n'avoir pas eu une conduite contraire aux principes et idéaux de la Révolution du 1er novembre 1954 »[88]. À partir de 1974, à Saint-Maurice-l'Ardoise, la situation devient tendue. En France, l'expression de harkis de Paris désigne, pendant la guerre d'Algérie et à partir du 20 mars 1960, une « force de police auxiliaire » mise en place par le préfet Maurice Papon. Traitant à la fois la question des harkis et celle de tous les autres musulmans arrivés en France à la fin de la guerre, il mène à l'amalgame entre Français musulmans et harkis[2]. FRANCE 24 revient sur le sort des harkis, ces Algériens qui ont combattu aux côtés de l’armée française durant la guerre d’Algérie. Trouvé à l'intérieur – Page 164Sur notre photo un harki massacré en 1962. Un des rares documents publiés à ce jour . Pourtant les journalistes et les photographes de la presse française autorisée se trouvaient sur place et tous étaient parfaitement informés . Le 20 septembre 2021, le président de la République Emmanuel Macron déclare qu'« après la guerre d’Algérie, la France a manqué à ses devoirs envers les harkis, leurs femmes, leurs enfants » et demande « pardon » au nom de la France. L'armée française recrute environ 3 000 anciens éléments du FLN et de l'ALN[15]. Emmanuel Macron va commémorer le massacre du 17 octobre 1961 à Paris. L’association Harkis et droits de l’Homme, cofondée par Hadjila Kemoum et Fatima Besnaci-Lancou, a pour but de « mettre en œuvre tout travail d'histoire et de mémoire, sous l'angle des droits de l'homme, pour faire connaître l'histoire des harkis »[73]. Photo M. E. Nîmes . A l’occasion des 60 ans du massacre d’Algériens le 17 octobre 1961 à Paris, Emmanuel Macron a reconnu pour la première fois un bilan bien plus lourd que le bilan officiellement admis. Les harkis, auxiliaires de l'armée oubliés de la France. Dans un second cas, les massacres peuvent avoir lieu dans des zones pro-France, où l'ALN peine à s'imposer : il s'agit alors d'une conquête de territoire. Elles sont nées … La création de la Fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie est annoncée le 25 septembre 2007. Emmanuel Macron s’est rendu dans l’après-midi sur le pont de Bezons (Val-d’Oise) où, il y a 60 ans, des dizaines d’immigrés algériens ont été tués par les forces de l’ordre et des centaines … Posté le 21/09/2021 à 18:40 Astucien. La France, en quittant le sol algérien, n'a pas su les empêcher. Massacre de Melouza 1 juin 1957 par le FLN; Massacres de Harkis de Juillet à Aout 1962. Abonnement au blog. Le 25 mai 1962, Louis Joxe annonce le renvoi en Algérie des « supplétifs débarqués en métropole en dehors du plan général de rapatriement » et demande « d’éviter de donner la moindre publicité à cette mesure »[2]. C’est un nouveau pas dans l’aveu de sa responsabilité dans le massacre des Harkis en 1962. Merci de confirmer votre participation … C’est spécialement le cas sur la bande de Gaza où les raids de l’aviation de Tsahal commettent des destructions et massacrent la population, n’épargnant ni les femmes ni les enfants. La France porte cette responsabilité devant l'Histoire », « les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis, des massacres de ceux restés en Algérie, et des conditions d'accueil inhumaines des familles transférées dans les camps en France », « après la guerre d’Algérie, la France a manqué à ses devoirs envers les harkis, leurs femmes, leurs enfants », « Journée nationale d'hommage aux Harkis et aux autres membres des formations supplétives des armées françaises », « Pour leur courage et leur fidélité à la France, tous [les combattants musulmans] méritent la reconnaissance de la République. En parallèle, de 25 000 à 40 000 anciens supplétifs arrivent en métropole par leurs propres moyens à partir de juin 1962[4]. Trouvé à l'intérieurIn Destins, the short testimonies are framed by Stéphan Gladieu's blackandwhite photos of harki families, ... who evoke similar issues in both books: the violence of the massacres, their fears, their traumatic departure from their ... Ils doivent être reconnus. Pour l’article ayant un titre homophone, voir Arki. Le commando Georges, un groupe entièrement musulman sous la coupe du capitaine puis général Georges Grillot, est l'un des groupes de ralliés les plus réputés[21]. Nous appelons tous nos concitoyens en une manifestation fraternelle, digne et pacifique à venir témoigner aux uns, leur solidarité, et aux autres leur désapprobation et … Les camps et les hameaux sont officiellement supprimés, mais leurs résidents restent souvent sur place. Statistiques. On propose ici une lecture pluridisciplinaire de l'émergence de la mémoire du 17 octobre 1961, afin de comprendre le processus qui a permis à ce massacre de ne pas tomber dans l'oubli. Pour Pierre Montagnon, si cette assertion n'est pas sans fondement, l'armée française sort toutefois de ce drame moins « salie » que l'administration française de 1940 à 1944[80]. Le 14 avril 2012, il réitère sa promesse pendant une nouvelle campagne électorale dans le camp de Rivesaltes, près de Perpignan : « La France se devait de protéger les harkis de l'Histoire, elle ne l'a pas fait. Ces tirailleurs s’illustrent ensuite dans la plupart des campagnes du Second Empire et de la IIIe République[8]. Selon Maurice Faivre, on compte quatre fois plus de combattants musulmans dans le camp français que du côté du FLN[13]. Messmer propose trois options aux réfugiés harkis : s’engager dans l’armée régulière si leur condition physique le permet, être licenciés et recevoir une prime, ou bien signer un contrat de six mois avec l’armée française[2]. Certains historiens s’accordent à évaluer de 60 000 à 70 000 le nombre de morts[33]. Mohand Hamoumou, « Les Français musulmans : rapatriés ou réfugiés ? Pour quelles raisons ? Ordonnance du 21 juillet 1962 sur légifrance, « Appel d'enfants de harkis contre les articles 4 et 13 de la loi du 23 février 2005 », « L'Association Harkis et droits de l'Homme dénonce la loi du 23 février 2005 », Emmanuel Macron « demande pardon » aux harkis et annonce une loi de « reconnaissance et de réparation », Décret du 31 mars 2003 instituant une Journée nationale d'hommage aux harkis et autres membres des formations supplétives, Amicale des Anciens d'Outre-Mer et Anciens Combattants des Troupes de Marine de L'Hérault, Extrait du discours d'Emmanuel Macron le 20 septembre 2021, École normale supérieure Lettres et Sciences humaines, Force de police auxiliaire (guerre d'Algérie), Torture pratiquée également sur des Harkis pendant la guerre d'Algérie, Les Ouvriers forestiers rapatriés d'Afrique du Nord (OFRAN), Lieux de mémoire des harkis en France sur le site Chemins de mémoire, Base de données lexicographiques panfrancophone, Service de documentation extérieure et de contre-espionnage, Bataille des Frontières (guerre d'Algérie), Appelé du contingent lors de la guerre d'Algérie, 1re demi-brigade coloniale de commandos parachutistes, Massacres d'août 1955 dans le Constantinois, Organisation de la résistance de l'Algérie française (ORAF), Manifeste des intellectuels français pour la résistance à l'abandon, Comité révolutionnaire d'unité et d'action, Déserteurs de l'armée française durant la guerre d'Algérie, Conseil national de la Révolution algérienne, Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques, Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), Référendum constitutionnel français du 28 décembre 1958, Référendum sur l'autodétermination de l'Algérie, Référendum sur l'indépendance de l'Algérie, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Harki&oldid=186961230, Recension temporaire pour le modèle Ouvrage, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, Page utilisant le modèle Autorité inactif, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. Craignant les représailles du FLN (Front de Libération Nationale), nombre d’entre-eux ont quitté l’Algérie aidés par des soldats de l’armée française ou par des « pieds-noirs.» Emmanuel Macron a dénoncé samedi des "crimes inexcusables pour la République", à l'occasion d'une cérémonie officielle pour les 60 ans du massacre d'Algériens le 17 octobre 1961 à Paris. Les familles obligées de quitter les hameaux sont généralement reclassées dans le secteur de l'industrie ou dispersées dans d'autres structures. Les harkis sont une classe à part des soldats musulmans de l'armée régulière (FSNA ou Français de souche nord-africaine), qui sont 85 000 en 1960[10]. Souvent, l'engagement volontaire suit l'assassinat d'un membre de la famille du harki par les indépendantistes ou se fait pour fuir des maquisards avec qui ils ont un différend[2]. La harka est connue sous le nom de « harkettes de Catinat »[25]. Trouvé à l'intérieurPhoto : René BAIL Milice d'autodéfense recrutée en ... décembre 1961 . Ce constat nostalgique s'adresse à deux rescapés du massacre harki de l'été 1962 , Ali et Salah , qui n'acceptent pas la mort indigne et atroce de leurs proches . L’association Justice information réparation pour les harkis cherche à « faire connaître l’histoire des harkis et convaincre les décideurs politiques de passer de l’assistanat à la réparation matérielle et morale puis à la pleine intégration politique »[72]. - Massacre programmé par De Gaulle! La France porte cette responsabilité devant l'Histoire »[63]. Les accords d'Évian signés le 18 mars 1962 prévoient que : « Nul ne pourra faire l’objet de mesures de police ou de justice, de sanctions disciplinaires ou d’une discrimination quelconque en raison d’opinions émises à l’occasion des événements survenus en Algérie avant le jour du scrutin d’autodétermination, d’actes commis à l’occasion des mêmes événements avant le jour de la proclamation du cessez-le-feu. Le nombre d'Algériens enrôlés ou engagés dans les supplétifs durant toute la guerre varie de 200 000 à 400 000 selon les historiens[12]. ». ». Ses membres circulent librement en Algérie : toute personne vue au poste militaire français s'expose donc à des représailles, ce qui rend le rapatriement encore plus difficile[4]. État des lieux », Les Cahiers de Framespa, 19 | 2015, mis en ligne le 08 octobre 2015, consulté le 07 octobre 2021. Trouvé à l'intérieur – Page 224Des centaines de Harkis leur emboîtèrent le À ALGER, ENAOÛT. ... RIEN N'A ÉTÉ FAIT POUR ARRÊTER LES ENLÈVEMENTS ET LE MASSACRE DES HARKIS. ... [BRCF13.p49a] Monument aux morts d'Alger, de nuit, en 1960 (Photo Jp. Le camp est divisé en villages de 25 familles : à la tête de chaque village, on compte un capitaine et deux adjoints, dont un d'origine rapatrié[43]. En France, harki est souvent utilisé comme synonyme de « Français musulmans rapatriés » à partir de 1962[4], « Français rapatriés de confession islamique » (FRCI) en 1970 ou « Rapatriés d'origine nord-africaine » (RONA) et « Français de souche islamique rapatriés d'Afrique du Nord » (FSIRAN) dans les années 1980[5]. Camp de harkis de Rivesaltes : "Des enfants sont morts de froid". Trouvé à l'intérieurindicates, by archival images of the shantytown. ... bore witness to the October massacre that night. ... Among the witnesses are both individuals of official standing (a harki, working as an auxiliary to the police, ... Ils forment un groupe de harkis à part, les « ralliés » : étroitement surveillés par le commandement, ils sont surtout montrés à des fins de propagande[4]. Début mars 1962, le général Ailleret, commandant en chef en Algérie, obtient que soit mise en place une procédure spéciale de rapatriement des harkis, qui permet aux autorités militaires d'instruire les demandes de départ en métropole, afin de gagner en temps et en discrétion pour l'arrivée des harkis en danger[4]. En 2012, le quotidien El Watan publie un sondage selon lequel plus de 84 % des Algériens affirment qu'il « ne faut pas pardonner aux harkis »[92]. On peut souscrire à ce point de vue pourvu que l’on précise quel était l’objectif des Algériens qui s’étaient engagés dans la lutte. D'abord, le rapatriement des Algériens constitue à leurs yeux une menace pour l'identité nationale de la France : de Gaulle le premier refuse de distinguer le dossier des supplétifs français de celui de l'immigration algérienne en France, ne considérant pas les harkis comme de vrais Français[36]. Les harkis réapparaissent dans l'Aurès vers la fin de 1954, quand Jean Servier met en place des harkas pour contrer l'implantation des indépendantistes algériens[4]. Les harkis commencent à être intégrés aux commandos de chasse en 1959 : leur nombre n'excède jamais 6 000 harkis[15]. Photo DDM; Vie locale, Aveyron, Millau. Harki, prononcé [ʔ a ʁ k i] (de l'arabe حركي, harkī), désigne, au sens strict, un individu servant en Algérie française dans une formation paramilitaire.. Harki désigne par extension une partie des supplétifs engagés dans l'armée française durant la guerre d'Algérie sans avoir le statut de militaires. L'objectif est de limiter au maximum les arrivées en métropole : « la difficulté d’une adaptation brutale en France d’un harki avec sa famille doit être clairement exposée aux intéressés », mais les demandes ne doivent en aucun cas être refusées[4]. Un sous-préfet de l’arrondissement d’Akbou, dans le département de Sétif, compte à l'époque 750 morts dans son arrondissement entre mars et novembre 1962, ce qui, étendu à l'intégralité de l'Algérie, aboutit à un total de 72 000 à 144 000 morts[32]. Quant à leurs enfants, ils seront les bienvenus à condition qu'ils reconnaissent de facto les crimes de leurs parents »[86]. Depuis l'année 2010, à l'initiative de l'association des harkis d'Ile-de-France, des harkis et leurs familles commémorent le 12 mai 1962. À partir des années 1990, le mot harki s'applique soit aux seuls harkis, soit à tous les supplétifs, soit encore à l’ensemble incluant supplétifs et non supplétifs, en fonction du contexte[6]. L'effectif maximum est atteint le 5 janvier 1963 avec 5 542 personnes parquées dans une quarantaine de bâtiments, des baraques en préfabriqué et des tentes de l'armée. L'auteur veut faire connaître, parfois d'une façon volontairement provocatrice, aux Pieds-noirs (mais aussi aux Métropolitains et aux Algériens, prisonniers d'une histoire gaullienne ou révolutionnaire), leur histoire et la fin ... Beaucoup d’associations de harkis ont une structure locale, axée sur l’aide sociale et la participation aux commémorations. Le chef de la cité enferme « ceux qu'il juge alcooliques, chahuteurs ou contestataires, le plus souvent des jeunes », et les jeunes répliquent. Trois causes sont identifiées à ces disparités géographiques. À la rentrée de 1964, six classes sont ouvertes pour 212 élèves de primaire[45]. Bouteflika aborde officiellement la question des harkis pour la première fois au cours de la campagne pour le référendum sur la Charte sur la paix et la réconciliation nationale soumise au vote le 29 septembre 2005. Le nombre de harkis augmente fortement dans la première partie de la guerre, et baisse à la même vitesse à l'approche de l'indépendance algérienne[3]. Le samedi 16 octobre 2021, pour la première fois un président de la République française se rend à une cérémonie de commémoration des massacres du 17 octobre 1961 à Paris. Et dans l’affirmative, quel est le sens de cette scène extraite de son dernier spectacle ? Le but de la manœuvre est d’éviter que « tout ancien supplétif puisse s’estimer plus ou moins menacé et envisage facilement l’exode vers la France »[2]. Pour quelles raisons ? Le lendemain, ils relâchent le commandant avec la promesse de la fermeture du camp et de l'immunité[47]. Ils ont la réputation d'être les plus violents, ayant le plus à perdre s'ils sont capturés par l'ALN[20]. En 1963, les effectifs du camp diminuent et les familles sont progressivement relogées des tentes aux bâtiments en dur, mal restaurés et peu chauffés. Juste après le cessez-le-feu, le FLN tient son engagement de ne pas sanctionner physiquement les harkis, qui rentrent dans leur village sans que leur vie soit menacée[29]. Au sein des wilayas, il existe aussi des différences d'envergure. À la fin de l'année 1962, avec 12 000 habitants du camp, Rivesaltes est la deuxième ville la plus peuplée du département. Le terme de harkis devient donc, par abus de langage, une catégorie sociale de Français qui n'ont pas les mêmes droits que les Français de souche européenne[2]. Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! Entre le premier mars et le premier mai 1962, 80 % des harkis sont libérés avec prime[4]. (Deuxième partie) Massacres de Harkis de Juillet à Aout 1962. Les Harkis ne sauraient demeurer les oubliés d'une histoire enfouie. Par un arrêt Comité Harkis et Vérité c/ gouvernement français du 6 avril 2007, le Conseil d'État juge les articles 6 et 9 de la loi du 23 février 2005 comme contraires à la Convention européenne des droits de l'homme. », « contrat provisoire de 6 mois non renouvelable qui donne [aux harkis] la possibilité de demeurer sous la protection de l’armée pendant la période intermédiaire », « la difficulté d’une adaptation brutale en France d’un harki avec sa famille doit être clairement exposée aux intéressés », « cesser de donner asile [dans les casernes en Algérie] à des Algériens sauf dans des cas très exceptionnels », « tout ancien supplétif puisse s’estimer plus ou moins menacé et envisage facilement l’exode vers la France », « considérées […] aptes physiquement et moralement à s’implanter en métropole », « supplétifs débarqués en métropole en dehors du plan général de rapatriement », « d’éviter de donner la moindre publicité à cette mesure », « on croit pouvoir avancer que sur une centaine de milliers de musulmans algériens ayant fait partie entre 1954 et 1962 de l’une ou l’autre des huit cents harkas qui furent levées, cinq mille environ ont gagné la France, accompagnés de leurs familles, ce qui fait un ensemble de trente mille personnes environ, plus de dix mille autres auraient été entre le 19 mars et le, « des conditions déplorables dans lesquelles étaient tenus les harkis et leurs familles concentrés au camp de l'Ardoise et au camp de Lascours », « ceux qu'il juge alcooliques, chahuteurs ou contestataires, le plus souvent des jeunes », « prennent conscience de la situation de colonisés dans laquelle acceptent de vivre leurs parents », « Centre d'Accueil des Rapatriés d'Algérie », « La République française maintiendra la nationalité française à tous ceux qui, en Algérie, la possèdent actuellement et ne manifesteront pas la volonté de ne plus l’avoir », « les personnes de statut de droit local originaires d'Algérie, ainsi que leurs enfants peuvent, en France, se faire reconnaître la nationalité française », « les personnes de statut civil de droit local, originaires d'Algérie, conservent de plein droit la nationalité française si une autre nationalité ne leur a pas été conférée postérieurement au 3 juillet 1962 », « La République française témoigne sa reconnaissance envers les rapatriés anciens membres des formations supplétives et assimilés ou victimes de la captivité en Algérie pour les sacrifices qu’ils ont consentis », « reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l’abandon et le massacre de Harkis », « La France se devait de protéger les harkis de l'Histoire, elle ne l'a pas fait. Il y a 60 ans, le 17 octobre 1961, 30 000 Algériens, venus manifester pacifiquement à Paris contre l‘instauration du couvre-feu, subissent une violente répression. Un premier camp de transit, celui du Larzac, accueille 1 700 personnes fin mai 1962[2]. Leurs autres objectifs sont d'ordre pratique : en effet, il ne faut pas laisser des combattants potentiels s'enrôler chez les indépendantistes, ni « donner prise à une facile propagande de l’adversaire qui ne manquerait pas de souligner […] notre impuissance à trouver sur place les volontaires nécessaires ». Une autre motivation récurrente est le besoin d'argent, un cas répandu en particulier chez les paysans peu informés du contexte politique, parfois pas même conscients que leur pays est en guerre[2],[17]. Le général Challe commande les forces françaises à partir de fin 1958. Ils sont les militaires pro-français les plus précaires et les moins rémunérés, mais aussi les plus nombreux, et leur nombre augmente fortement dès le début de la guerre d'Algérie[2]. nLes Harkis veulent que la France reconnaisse sa faute et accuse l’historien Benjamin Stora de s’être abstenu « de tout débat ou avis contradictoire ». En janvier 1957, il n'existe encore que 70 harkas officielles, regroupant 2 186 harkis[4]. Jean Lacouture, dans le journal Le Monde du 13 novembre 1962, donne une première estimation, la plus basse : « Plus de dix mille harkis auraient été, entre le 18 mars et le 1er novembre (1962), exécutés ou assassinés »[4]. Les cas considérés comme inclassables ou irrécupérables par l'administration sont orientés vers deux cités d'accueil : les camps de Saint-Maurice-l'Ardoise et de Bias[2]. Une partie de leurs compatriotes ne les a pas suivis dans leur combat. Dès le 17 avril, une vague d’enlèvements de personnes [4] s’abat sur Oran [j]. Le 31 mars 2003, le Président de la République, Jacques Chirac instaure une « Journée nationale d'hommage aux Harkis et aux autres membres des formations supplétives des armées françaises », le 25 septembre de chaque année[67]. Rapatriement des harkis-La mission méconnue des Diables rouges - Trouvé à l'intérieur – Page 247Outre mes anciens moghaznis , des harkis ont été mis à mort . Les deux Kermal , par exemple , le père et le ... Lui aussi a été massacré , de ... Je les tiens pourtant , ainsi que les photos , à la LES HARKIS AU SERVICE DE LA FRANCE 247. Rappel de la position de la France et de l'attitude de l'armée lors de la fin de la guerre d'Algérie qui ont laissé se perpétrer des massacres de pieds noirs et de harkis ; commentaire sur images d'archives alternant avec les interviews de soldats, d'un officier et du fils d'un harki. Le gouvernement français, présidé par de Gaulle, s'oppose au rapatriement des harkis pour trois raisons principales. Dès le 17 avril, une vague d’enlèvements de personnes [4] s’abat sur Oran [j]. André SANTINI, député-maire d’Issy-les-Moulineaux. ], sauf quelques-uns qui parviennent à quitter le pays et à rejoindre une ferme en Dordogne, achetée par André Wormser et transformée en centre pour les harkis faisant partie des commandos de chasse[20]. Les signataires de cette pétition ont rappelé qu’une « partie des harkis (entre 50 000 et 70 000 harkis) ont été impitoyablement massacrés parce qu’ils … Plusieurs dispositions légales discriminent les anciens harkis ou leurs enfants. De même, Dominique Schnapper, fille de l'intellectuel français Raymond Aron, écrit : « L'épisode des harkis constitue une des pages honteuses de l'histoire de France, comme l'ont été l'instauration du Statut des juifs ou la rafle du Vel d'Hiv »[79]. En décembre 1963, le camp est redéfini comme « cité d'accueil ». Le sociologue et chercheur au Centre d’Analyse et d’Intervention Sociologique Régis Pierret étudie l'utilisation du terme « harki » comme insulte. ». « Harkis aveyronnais, les Oubliés de France », … Cette différence de traitement donne d'eux une image de « soldats au rabais » auprès des autres services[4]. Plus qu'une simple officialisation, le décret du 31 mars 2003, qui instaure une Journée nationale d'hommage aux harkis et autres membres des formations supplétives, est la marque forte et tangible de la gratitude des autorités de l'État et de la Nation tout entière, envers ces hommes et ces familles qui ont payé d'un prix souvent terrible leur attachement à la France », « faire connaître l’histoire des harkis et convaincre les décideurs politiques de passer de l’assistanat à la réparation matérielle et morale puis à la pleine intégration politique », « mettre en œuvre tout travail d'histoire et de mémoire, sous l'angle des droits de l'homme, pour faire connaître l'histoire des harkis », « une des plus grandes ignominies, une des plus grandes hontes de toute l'Histoire de France », « L'épisode des harkis constitue une des pages honteuses de l'histoire de France, comme l'ont été l'instauration du Statut des juifs ou la rafle du Vel d'Hiv », « nous n’aurions jamais dû lâcher l’Algérie, regardez ce que ces pauvres harkis ont subi », « dualisation de la société et de mise en compétition », « que l'on m'entende bien, partout dans le pays, quand on insulte un harki, on insulte la France », « Nous ne faisons pas les mêmes erreurs qu’en 1962 : le massacre de toute une famille, voire de toute une tribu apparentée à un harki ! Massacre des Pieds-noirs et Harkis : un “devoir de mémoire” à géométrie variable ? L'article 2 de l'ordonnance no 62-825 du 21 juillet 1962 prévoit qu'à compter du 1er janvier 1963, « les personnes de statut de droit local originaires d'Algérie, ainsi que leurs enfants peuvent, en France, se faire reconnaître la nationalité française »[51],[52]. Le lieutenant Onrupt se décide à armer quelques femmes : sur 34 volontaires, 18 sont retenues pour assurer la protection des récoltes et des convois sur certaines routes, en particulier vers El Milia[23],[24].
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